Le Club des Filles Reporters CFR-RDC a lancé, ce vendredi 24 juillet 2026, un atelier de renforcement des capacités consacré à la promotion des droits des femmes et des filles à travers la vulgarisation du Protocole de Maputo.
Organisée dans la zone de santé rurale de Bunyakiri, en territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, cette activité réunit 25 leaders communautaires, femmes et hommes, issus de différentes catégories socioprofessionnelles et communautaires.
Parmi les participants figurent notamment des autorités locales, des acteurs de la société civile, des défenseurs des droits humains, des leaders religieux, des femmes militaires ainsi que des représentantes d’organisations de personnes vivant avec handicap.
Selon Simon Weteshi Mihona, coordinateur du CFR-RDC, cet atelier vise à doter ces leaders communautaires de connaissances nécessaires sur le Protocole de Maputo afin qu’ils puissent contribuer, à leur tour, à sa vulgarisation auprès des populations. « Nous voulons transmettre les connaissances à ces 25 leaders afin qu’ils deviennent à leur tour des relais dans leurs communautés respectives », a déclaré Simon Weteshi Mihona.
Au cours de la première journée, le facilitateur, Me Thomas Zirimwabagabo Bakenga, a notamment abordé des notions générales et introductives sur le contenu du Protocole de Maputo, un instrument juridique régional consacré à la promotion et à la protection des droits des femmes en Afrique.
Il a également expliqué les différents instruments juridiques nationaux et internationaux qui constituent les fondements du Protocole de Maputo, tout en soulignant l’importance de mieux faire connaître cet instrument auprès des communautés. « Je soutiens énormément les initiatives de ce Club. Le Protocole de Maputo existe depuis longtemps, mais dans la zone de santé rurale de Bunyakiri, on n’en connaissait pratiquement rien jusque-là. Il était donc important de faire un aperçu général du Protocole, d’identifier les instruments juridiques nationaux et internationaux qui en constituent le fondement et d’expliquer leur rôle dans la protection des droits humains et, en particulier, des droits des femmes », a expliqué Me Thomas Zirimwabagabo Bakenga.
Le facilitateur a par ailleurs salué l’assiduité et l’intérêt manifesté par les participants au cours de ces échanges, tout en regrettant que le temps imparti n’ait pas permis d’approfondir davantage certains aspects du Protocole.
Cet atelier se déroule dans la grande salle de l’ancien ressort administratif de Bunyakiri et se poursuit jusqu’à ce samedi 25 juillet 2026.
Le CFR-RDC entend contribuer à une meilleure connaissance des droits des femmes et des filles et encourager l’implication des leaders communautaires dans la lutte contre les discriminations et les violations des droits des femmes dans la communauté.
Gédéon Maele
